Le pari sot

BILLET DUR DU PÈRE DENIS

Au lendemain de la dégradation par l’Agence Standard&Poor’s de la notation de la France, difficile d’échapper à une interview complaisante de Madame Parisot.

Il fallait qu’elle s’affiche affectée par cette mauvaise note, mais elle avait bien du mal à cacher l’aubaine qu’elle constituait pour obtenir des avancées significatives de ses revendications.

Depuis qu’on a pris des mesures de réduction du temps de travail en 1848, reconnu les syndicats en 1884,fixé une limite au travail des enfants en 1892,fixé des règles d’hygiène et sécurité dès 1913, accordé des congés payés en 1936, inscrit dans la constitution en 1946 que tout travailleur participe, par l’intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu’à la gestion des entreprises, garanti à tous, notamment à l’enfant, à la mère, aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Depuis qu’en 1968 on a reconnu la section syndicale d’entreprise etc etc Sans parler qu’il reste encore quelques services publics conçus au départ pour satisfaire aux besoins. C’est évidemment la chienlit et la perte de compétitivité, cause de tous les maux que nous connaissons.

Il faut de toute urgence mettre fin à tous ces abus, à la rigueur, pour associer les salariés, on pourrait revenir à la charte sociale du 4 Octobre 1941.

Madame Parisot pense qu’elle peut rêver et fait le pari que les 4 candidats officiels des sondages, des experts et de la majorité des médias retiendront ses propositions au non du réalisme et de sa vérité.

Pour la majorité et son chef, elle dispose dans les actes de toutes les preuves de bonne volonté, mais elle ne peut se contenter de l’hypothèse d’une réélection, le patronat ne met jamais tous ses œufs dans le même panier.

En ce qui concerne l’héritière de ceux qui avaient été choisi par le patronat qui préférait Hitler plutôt que le front populaire, elle n’a pas d’inquiétude, mais même si sur les média Marine LEPEN se vend comme une savonnette, ce n’est pas gagné.

La droite fréquentable(ça existe) qui se cherche un champion de remplacement présentable se contenterait bien de BAYROU, le patronat aussi, il est économiquement compatible.

Madame Parisot semblait rassurée par les propos de François Hollande, promettant la « vérité » aux Français, mais restant bien vague quant aux mesures à prendre pour sortir de la dictature des marchés.

Le pari de Madame PARISOT n’intègre pas le fait que le front de gauche existe et plus le temps passe, plus François HOLLANDE devra tenir compte de ce qu’il se débat dans le peuple de gauche.

Si elle perd son pari, le MEDEF fera profil bas, sera contraint de lâcher sur les revendications, mais ne renoncera pas à prendre sa revanche.

C’est ainsi que le capitalisme est grand

Père Denis

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