Pas d’excuses pour les électeurs du FN

BILLET DUR DU PÈRE DENIS

Tous les experts en «économie » en « politologie » en « sondeur des âmes », tous les journalistes, y compris ceux se revendiquant de gauche, tous les politiciens, qui ont refusé de combattre sans concession, les thèmes de l’idéologie du Front National, qui considéraient que certains devaient être pris en considération. Les mêmes voyaient dans le Front National de Marine LE PEN, un parti devenu présentable, bien différend de celui de son père et de Bruno Gollnisch toujours bien présents. Ils ont assuré la promotion de « Marine » avec les mêmes techniques de pub servant à vendre des savonnettes, ventant le parfum et la douceur ou provoquant délibérément pour attirer l’attention.

Tout ce beau monde, qui a participé à l’obtention d’un score déshonorant, cherche des excuses aux électeurs, ce serait un vote de colère, un vote de désespoir, de Français victimes de la crise !

Tout ce beau monde, qui a participé à l’obtention d’un score déshonorant, cherche des excuses aux électeurs, ce serait un vote de colère, un vote de désespoir, de Français victimes de la crise !

Mieux vaut une fois encore stigmatiser des pauvres, mais ce n’est pas si simple, surtout si l’on regarde les scores du FN dans le 16ème arrondissement de Paris, dans le Var, dans les Alpes Maritimes, dans le Vaucluse, la Riviéra ou le Lubéron ne sont pas un refuge idéal pour fauchés. On doit bien retrouver aussi ceux qu’on désignait en d’autres temps plus sombre les BOF et plus tard les poujadistes. Je ne nie pas, pour autant, la propagation des idées du FN dans les couches populaires dans des proportions inquiétantes.

Il reste que chaque électeur est responsable de son vote, et qu’il doit l’assumer.

On a beaucoup excusé dans notre pays, Adolphe Thiers a encore des places et des rues, on a trouvé des excuses aux crimes des Versaillais, mais construit une basilique, le sacré cœurs, pour expier l’action des communards.

Draguer les électeurs du FN sur leurs terres, c’est renoncer à combattre les responsables de la crise, la finance et son staff d’experts ont tout à y gagner.

C’est ainsi que le capitalisme est grand

Père Denis

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