Les mauvais coûts

BILLET DUR DU PÈRE DENIS

Les économistes distingués par le pouvoir et les médias s’accordent pour estimer que le « coût » du travail en France nuit à la compétitivité.

Seul le travail dans la production matérielle ou intellectuelle est créateur de richesse, pourquoi donc parler de coût ? Si l’on veut parler de compétitivité, on peut aborder la qualité du travail, l’efficacité, la productivité…

La question du travail dans les services peut s’avérer un peu plus complexe, certains services tels que les transports, l’enseignement, la recherche contribuent directement à améliorer l’efficacité de la production.

D’autres, comme les services à la personne participent à la satisfaction des besoins, mais ne peuvent se développer sur des ruines industrielles, ils sont par définition « dépensier ». D’autres enfin comme le tourisme peuvent rapporter quelques devises,
mais dans les régions qui vivent de cela, les enfants des salariés mendient des crayons à bille !

Le vrai problème est de s’attaquer aux parasites de notre économie que sont les banquiers, les spéculateurs, les marchés, il faut les stériliser et le moyen le plus écologique est de leur couper les bourses.

Il semble qu’ils aient été déclarés espèces protégées et que dans les cabinets ministériels, dans la presse et l’audiovisuel, voire dans les grandes écoles et l’université, des guetteurs veillent, prêts à intervenir à la moindre menace.

C’est ainsi que le capitalisme est grand

Père Denis