Pieds nus, la corde au cou et la clé de Matignon

BILLET DUR DU PÈRE DENIS

Lors du siège de Calais, il y a maintenant 766 ans au mois d’Août, 6 bourgeois ont remis les clés de la ville à leurs adversaires pour sauver la population.

J’ai du mal à admettre que le chef du gouvernement et 10 ministres n’avaient d’autres alternatives que d’aller faire allégeance à Madame Parisot à l’université d’été du MEDEF.

Certes, je comprends que le pouvoir soit soucieux de l’opinion des français sur l’approbation du traité imposant l’austérité, mais il y a mieux qu’un sondage organisé par la patronne d’ l’IFOP pour cela, le référendum est un moyen plus sûr !

François Hollande avait affirmé que son adversaire était la finance ( c’était avant son élection), peut être ne sait-il pas que Laurence Parisot est membre du Conseil d’administration de BNP Parisbas, de celui de COFACE assurance de crédit à l’exportation groupe NATIXIS. Ce groupe ne vous rappelle rien ? Combien a-t-il coûté aux contribuables pour couvrir ses investissements toxiques ? Elle est aussi membre du conseil de surveillance MICHELIN.

Le MEDEF est toujours sur la ligne prescrite par Denis KESSLER, « le gouvernement doit défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance. » Il peut être satisfait, on ne touchera pas au capital, on repart sur la compétitivité, la flexibilité,, le coût du travail.

« La mobilisation de tous les partenaires sociaux pour redresser la France » c’est remettre les clés de Matignon au MEDEF, pieds nus et la corde au cou.

C’est ainsi que le capitalisme est grand

Père Denis