Rapport Didier Migaud : ça sent le sapin pour les chômeurs

BILLET DUR DU PÈRE DENIS

Comment ne pas se poser beaucoup de questions sur ce rapport de la Cour des comptes sur l’UNEDIC ?
Il se trouve que Didier MIGAUD nommé par Sarkozy et Michel SAPIN, tous deux militants de longue date au parti socialiste, proches de Laurent Fabius préconisent une forte réduction des droits des chômeurs, précisément alors que la conjoncture et la politique suivie laisse présager une forte augmentation du chômage.

Rappelons quand même que l’UNEDIC est une association Loi 1901, « paritaire » dont le financement est assuré par les cotisations des salariés. Je rappelle que si on distingue la part salariés et la part patronale, cette dernière n’est que du salaire socialisé.

Les statuts sont du domaine de l’Association, les relations entre l’UNEDIC et Pôle Emploi sont réglées par des conventions, les conditions d’indemnisations sont fixées par l’Association dans le cadre des conventions prévues par la Loi. La cour vérifie si les buts de l’association sont respectés, si les comptes sont sincères , si les conventions sont respectées, mais n’a pas à intervenir au delà, encore moins pour qu’elle s’aligne sur des pratiques différentes d’autres pays européen !

Rappelons également que depuis 1991 après Bergeron, les Présidents de l’institution ont toujours été soit des représentants du CNPF, puis du MEDEF, soit des
représentants de la CFDT. Nicole Notat en 1993,1994, Denis Gautier Sauvagnac pour le MEDEF1994,1996,1998 2001,2003 2006.

Par ailleurs comment Mr MIGAUD a-t-il pu oublier de se pencher sur les conséquences de la réduction des délais pour que les salariés puissent réclamer leur dû et le plafonnement des condamnations infligées aux patrons figurant dans « l’accord » flexi-sécurité sur le point de départ des indemnités versées par l’UNEDIC ?

Michel Sapin avait besoin de soutiens pour poursuivre la casse des droits des travailleurs et des chômeurs, il a bien tous les matins le soutien de Dominique Seux sur France Inter, ce journaliste des Echos, journal appartenant à Bernard Arnaud (LVMH) il peut même bénéficier de quelques conseils sur l’oreiller de son épouse autre journaliste aux Echos, mais deux précautions valent mieux qu’une.

Comme toujours, il faut disposer des bons appuis aux bonnes places.

C’est ainsi que le capitalisme est grand

Père Denis