HOLD UP AU TRAIN TRAIN POSTAL

BILLET DUR DU PÈRE DENIS

J’ai lu quelque part que Mme Flore Pellerin discutait du contrat de service public à passer avec la poste pour les années 2013 à 2018.
« Nous parlerons de la façon de financer des missions de service public de haut niveau à un coût raisonnable pour la collectivité nationale, dans un contexte  budgétaire tendu »affirmait elle.
Depuis que je suis passé du statut d’usager au statut de client, depuis que l’on a fragilisé le statut des agents, précarisé les emplois, le principe d’égalité d’accès au service public n’est plus garantit.
Il dépend notamment des revenus, et du lieu du domicile. Un désagrément subi personnellement qui bien qu’anecdotique illustre les dérives de cet établissement public. Depuis la retraite, je transhume deux fois par ans pendant deux mois, et fait une cure thermale de 3 semaines, à chaque fois, je souscris un contrat de réexpédition de  courrier pour la modique somme de 23 €, ce qui fait tout de même 69€ par an. « dans le temps » on s’entendait entre voisins, et il suffisait d’écrire sur l’enveloppe « faire suivre » avec la nouvelle adresse et de la remettre dans la boite à lettres.
Aujourd’hui, il y a des tarifs différends pour des services bidons, lettre prioritaire, courrier lent!, lettre verte et j’en passe, idem pour les recommandés. Depuis deux ans, pas une réexpédition ne s’est passée normalement, le voisin qui surveille mes fleurs vérifie aussi ma boite, ne serait ce que pour vider les pubs, vient de retrouver le courrier qui devrait suivre depuis déjà 5 jours. Lors de ma dernière cure, la poste a fait suivre mon courrier huit jours après que je sois rentré, et c’est le patron de mon hôtel qui a du me le renvoyer!
Qu’importe le service pourvu que l’on ait le profit, le service public doit être rentable. On peut tout de même consentir quelques faveurs aux entreprises

C’est ainsi que le capitalisme est grand

Père Denis

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