CACHEZ CES CONS QUE L’ON NE SAURAIT VOIR

BILLET DUR DU PÈRE DENIS

Il m’arrive assez souvent de séjourner à Sète, ville de naissance de Georges Brassens, grand spécialiste de l’étude de cette population, du roi qu’il n’y a peu de chance de détrôner et de ses sujets, cons caducs et cons débutants, petits cons de la dernière averse, vieux cons des neiges d’antan, entre eux plus de controverses, le temps ne fait rien à l’affaire.
Dans ma jeunesse, à l’occasion des fêtes de l’amicale laïque on plaçait sur une planche des caricatures de nos cons préférés qu’il fallait faire tomber à l’aide de pelotes de tissus, c’était un stand qui rapportait le plus, bien que certains aient été fort connus, y compris des locaux, je n’ai pas le souvenir que certains aient osé un procès !

J’avoue aussi m’être jeté plein d’espoir sur le livre de Carl Aberhold « mort aux cons » mais rien ne saurait justifier un génocide.
Plus sérieusement ce qu’il faut bien appeler « l’affaire du mur des cons » est particulièrement consternante dès lors que la garde des sceaux intervient et a saisi le conseil supérieur de la magistrature. Il faut en effet préciser qu’il ne s’agit pas d’une question de contenu d’affichage syndical, je ne sais d’ailleurs pas où sont placés les panneaux syndicaux dans un palais de justice, par contre, la liberté d’expression syndicale ne saurait être limitée dans cette profession fût-elle sous statut particulier. Le secret professionnel, l’obligation de réserve, ne peut être transposée automatiquement aux syndicats et aux responsables syndicaux mandatés s’exprimant à ce titre.

Les menaces des épinglés devant les micros complaisants ne risquent pas de faire trembler des magistrats, ils parlent de diffamation, de propos injurieux, alors que les images ont été volées, que les épingleurs sont inconnus, que la diffusion destinée à nuire est clairement indépendante de la volonté des occupants de ce local syndical considéré comme privé, que la responsabilité collective n’existe pas encore.
Ce serait un journaliste du service public reçu par le syndicat qui aurait volé ces images et les aurait courageusement donné à un site de droite pour qu’elles soient diffusées, à part cela on parle de déontologie.

Une fois encore, il faut revenir aux fondamentaux, la justice ne manque pas d’affaires touchant des dignitaires de droite, l’évasion fiscale n’est pas le fait des pauvres gens, c’est le patronat petit et grand qui viole le droit du travail, ce serait grave si l’on venait à le poursuivre, il vaut mieux prévenir que guérir et intimider des juges qui voudraient avoir les moyens de faire leur métier. Et si certains estimaient utile de regarder du côté des turpitudes des banques, vous imaginez?
Il y a certes des gardes fous, dommage qu’on les trouve dans un gouvernement dit de gauche

C’est ainsi que le capitalisme est grand

Père Denis