Le rapport de P. Laurent au comité national des 25 et 26 mai 2013

Les grands axes d’un changement radical et nécessaire
Extraits :

… Il convient d’abord d’exiger la suspension immédiate des programmes d’austérité et des licenciements qui minent les forces du pays. L’arrêt des politiques des suppressions d’emplois publics, le rétablissement des dotations aux collectivités locales et la compensation des charges transférées, l’interdiction des licenciements boursiers sont trois premières urgences.

– Le second impératif est la mobilisation de toutes les richesses et les ressources financières disponibles au service d’une relance socialement utile. Cela passe en priorité par la création d’un grand pôle public bancaire et financier qui change le rôle des banques, les critères du crédit et combatte les rendements spéculatifs de la finance ; par une grande réforme fiscale qui fasse reculer les inégalités et l’évasion fiscale, frauduleuse comme légale ; par une intervention publique et sociale nouvelle dans les entreprises pour faire reculer les critères de rentabilité des actionnaires au profit d’une meilleure utilisation sociale et d’un meilleur partage des richesses.

– La troisième urgence devrait consister en un programme national de relance sociale (salaires, minima sociaux, services publics…), industrielle (grandes politiques de filières appuyées par l’intervention publique, la mobilisation des ressources des grands groupes et des banques), et écologique (avec des grands programmes de transition écologique notamment dans l’énergie, les transports, l’habitat…).

– Quatrièmement, l’engagement de la France pour promouvoir un nouveau projet européen en rupture avec les politiques austéritaires de l’Union européenne est désormais incontournable pour sortir de la crise.

– Enfin, il est temps d’engager la refondation démocratique de notre République par la transformation démocratique de nos institutions et des modes de scrutin ; par la remise en chantier complète de l’acte III de la décentralisation en commençant par annuler le débat parlementaire prévu pour le 30 mai pour reprendre un processus démocratique et transparent d’élaboration de la loi ; par la création de nouveaux droits des salariés dans les entreprises pour construire une véritable démocratie sociale…

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