PARTENAIRES SOCIAUX & PLANS SOCIAUX LA DOUBLE IMPOSTURE

BILLET DUR DU PÈRE DENIS
Nous sommes dans un pays où le langage a toujours eu de l’importance, il n’est donc pas innocent de parler de partenaires sociaux. Dans un dictionnaire de 1875 (Littré) la définition de partenaire proposée était : « associé avec lequel on joue principalement au Whist, personne avec qui l’on danse. » Dans un Larousse des années 1980 on élargi à : « personne ou groupe avec qui l’on est associé au jeu, dans un amusement, un exercice, une danse, une discussion, un rôle, un rapport sexuel. » De là à considérer un patron et son salarié comme partenaires, il y a un grand pas franchi par l’usage de la formule « partenaires sociaux » ! dont le pouvoir se gargarise comme étant sa grande réussite lorsqu’il obtient de quelques frétillants du stylo une signature. Sans rentrer dans le détail du texte sur la formation obtenu entre le MEDEF et quelques organisations syndicales, rappelons qu’entre un patron et un salarié existe le lien de subordination et des intérêts que nous continuons à dire antagonistes. Plus révoltant encore … est de parler de « plans sociaux » dont bénéficieraient les salariés que l’on vient de jeter comme des mouchoirs en papier, de virer comme des malpropres, de foutre dehors avec un coup de pied au cul, le plus souvent en cassant l’outil de travail. Les victimes de licenciements voient leurs projets, leurs vies brisés et l’on ose parler de plans sociaux C’est avec ce genre d’impostures que notre gouvernement justifie sa politique d’austérité pour les plus pauvres, 10 centimes d’augmentation sur le SMIC horaire rétablissement de facto du bouclier fiscal pour les super riches 240000€ en moyenne de réduction fiscale pour les patrimoines de plus de 10 millions d’euros. C’est ainsi que le capitalisme est grand Père Denis
C’est ainsi que le capitalisme est grand

Père Denis