Moduler les allocations familiales : une grave faute politique

La question de l’universalité de la Sécurité sociale est déterminante. La protection sociale n’a pas vocation à réduire les inégalités sociales mais à compenser la maladie, le coût de l’enfant, le travail…
 
S’il faut une politique de réduction des inégalités sociale, c’est avec l’égalité salariale femmes/hommes, l’augmentation des minima sociaux et le plein emploi.

Les parlementaires socialistes et le gouvernement font payer à la sécurité sociale leur absence d’ambition et de courage politique à affronter le patronat dans une politique de réduction des inégalités sociales. Ils préfèrent que les assuré-e-s sociaux se répartissent la protection sociale en régression.

Moduler les droits, c’est créer de fait des catégories qui seront utilisées à termes comme levier pour diviser les travailleurs, les salarié-e-s et détruire le système de protection sociale. Ce qu’il faut moduler, c’est un impôt vraiment progressif et une vraie mise à contribution du capital et des entreprises notamment les revenus financiers.

C’est une question politique centrale. Le PS vient à nouveau de lâcher un repère historique de la Sécurité sociale. Les mobilisations sont indispensables pour reconquérir une protection sociale solidaire. Les communistes y sont déterminés.