Le 27 mai Journée nationale de la Résistance

UNIS DANS LA RESISTANCE UNIS POUR LA FRANCE

La loi du 19 juillet 2013 a instauré le 27 mai comme journée nationale de la Résistance. Une loi et une date pour lesquelles les parlementaires communistes se sont battus et qui commémorent l’anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance et de son unification.

A l’occasion du 70ème anniversaire de la victoire sur le nazisme, le président de la république a décidé de « panthéoniser » quatre héros et martyrs de la Résistance : Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay.
Le Parti communiste tient à leur rendre hommage et trouve légitime leur entrée au Panthéon. Il regrette cependant l’ostracisme dont sont victimes les communistes dans le choix présidentiel.

Ayant fourni une grande part des combattants et des sacrifiés pour la liberté de notre pays, le P.C.F a été qualifié à juste titre de « Parti des fusillés ». Le président Hollande semble l’avoir oublié.
Cet « oubli » contrarie les valeurs de la République qui ont prévalu en ces temps sombres et qui restent de pleine actualité.
L’actualité, 70 ans après, c’est la lutte contre tous les obscurantismes qui s’en prennent à l’émancipation humaine.
C’est aussi la défense permanente de droits comme celui à la sécurité sociale, conforme aux vœux du CNR mais aujourd’hui bien malmené.

Plus que jamais au 21ème siècle, les communistes entendent honorer la Résistance. Toute la Résistance. Nous appelons les citoyennes et les citoyens, jeunes et moins jeunes à se rassembler dans les lieux de mémoire, devant les plaques commémoratives, sur les places symboliques… pour rendre hommage aux résistants et résistantes qui ont combattu et sont parfois tombés pour que nous puissions vivre libres et les « jours heureux », si chers au CNR.

Ce sera l’occasion de réparer l’oubli de communistes dans le choix présidentiel alors que de nombreux noms ont circulé, parmi lesquels Marie-Claude Vaillant-Couturier, Martha Desrumeaux, Missak Manouchian et ses camarades de l’Affiche rouge.

BIOGRAPHIES :
Pierre Brossolette, journaliste et homme politique socialiste est né le 25 juin 1903 à Paris. Dirigeant de la Résistance, il se suicide le 22 mars 1944 pour ne pas parler sous la torture. A la veille de son arrestation, Brossolette en désaccord sur la place des partis dans le CNR est exclu de la SFIO par Daniel Mayer et Gaston Defferre, décision qui n’est pas appliquée à cause de sa disparition. Il entrera au Panthéon le 27 mai 2015

Martha Desrumaux est une féministe française de la CGT. Elle est la seule femme membre de la délégation ouvrière chargée de négocier les accords de Matignon de 1936 L’année suivante, elle s’implique pour l’Espagne Républicaine. Communiste résistante dans le Nord, déportée à Ravansbrück, elle est élue à la Libération maire adjointe de Lille en et députée. Elle n’entrera pas au Panthéon le 27 mai 2015

Geneviève de Gaulle-Anthonioz, née le 25 octobre 1920 à Saint-Jean de Valeriscle et morte le 14 juillet 2002 à Paris, nièce de Charles de Gaulle, est une résistante française, déportée en 1944 au camp de Ravensbrück puis militante des droits de l’homme et de la lutte contre la pauvreté, présidente d’ATD Quart Monde de 1964 à 1998. Elle entrera au Panthéon le 27 mai 2015.

Missak Manouchian né le 1er septembre 1906 dans l’Empire ottoman, mort fusillé à 37 ans au Mont-Valérien le 21 octobre 1944, est un responsable communiste d’origine arménienne et un résistant des FTP-MOI.Bien que principalement connu pour son rôle dans la Résistance, en particulier par la fameuse Affiche Rouge, il était un intellectuel et un poète. Il n’entrera pas au Panthéon le 27 mai 2015.

Germaine Tillion, née le 30 mai 1907 en Haute-Loire et morte le 19 avril 2008, est une résistanteet une ethnologue française. Elle a reçu le prix Pulitzer en 1947, pour ses actes héroïques durant la seconde guerre mondiale. Chercheuse de renom au CNRS, elle soutient la cause de l’indépendance de l’Algérie. Elle entrera au Panthéon le 27 mai 2015.

Marie-Claude Vaillant-Couturier, est une femme politique française, communiste, résistante née le 3 novembre 1012 à Paris et décédée le 11 décembre 1996. Elle est reporter-photographe à L’Humanité. Déportée à Auschwitz en 1943 puis transférée à Ravensbrück, camp où elle reste plusieurs semaines après sa libération afin d’aider des malades intransportables. Témoin de l’accusation au procès de Nüremberg, elle dira : « En racontant les souffrances de ceux qui ne pouvaient plus parler, j’avais le sentiment que, par ma bouche, ceux qu’ils avaient torturés, exterminés, accusaient leurs bourreaux ». Elle est élue députée communiste de 1945 à 1973. Elle n’entrera pas au Panthéon le 27 mai 2015.

Jean Zay est un avocat et un homme politique membre du Parti Radical-Socialiste né à Orléans le 6 août 1904. Résistant, il est assassiné par des mliciens français à Molles le 20 juin 1944. Il avait assuré les fonctions de ministre de l’Education nationale et des Beaux Arts du Front populaire. Il entrera au Panthéon le 27 mai 2015.