Solidarité avec la Grèce :

Référendum populaire en Grèce + solidarité des peuples européens contre coup d’état politico-financier en cours.
Solidarité avec le peuple grecque dans l’Humanité c’est ici…
Le site Solidarité France-Grèce en actes cest ici…Anne Sabourin solidarité politique et concrète avec les Grecs.Grèce
Pour sortir son pays de l’étau austéritaire, Alexis Tsipras propose à son peuple la voie référendaire. Dimanche prochain, les Grecs seront appelés à rejeter les diktats des eurocrates et du FMI. Mais, les créanciers lancent les grandes manœuvres pour mettre en branle une véritable stratégie du choc.
Alors que chaque jour qui passe peut nous rapprocher d’un accord utile à toute l’Europe pour se défaire des chaînes de l’austérité, le gouvernement français devrait peser de tout son poids sur le cours des négociations.
Les propositions grecques…
La video de l’interview de Pierre Laurent à RFI
La troïka (FMI, BCE et Commission européenne) a refusé les propositions de compromis du gouvernement Tsipras parce qu’elles envisageaient de taxer les revenus les riches et leurs activités de luxe. Les intérêts des financiers et oligarques sont bien défendus. Dans le même temps, Antonis Samaras vient de proposer un gouvernement d’union nationale sans Syriza pour continuer l’austérité. Ces gestes irresponsables conduisent à une situation de blocage extrêmement dangereuse pour le peuple grec et pour la démocratie en Europe.

La France ne peut laisser faire ce coup d’Etat financier. François Hollande, qui s’était prononcé pour un accord respectant le peuple grec, doit agir pour une solution politique. Ce n’est pas à la finance de gouverner. Notre pays doit jouer son rôle pour le respect des choix du peuple grec.

Le PCF réaffirme sa solidarité avec le peuple grec et son gouvernement. Nous ne lâcherons rien. Il en va de l’intérêt commun de tous les peuples européens.

 
INTERVIEW DE PIERRE LAURENT, secrétaire national du PCF, sur RFI le 23 juin 2015 (extrait) :

Alexis Tsipras est-il en train de capituler ?
Non, ce n’est pas ce qui se passe. Alexis Tsipras a maintenu ferme sur les objectifs qui étaient des lignes rouges. Sur le fait de ne pas augmenter la TVA sur l’électricité, les médicaments et les produits de première nécessité. Il a tenu bon sur la baisse des pensions de retraites des plus fragiles qui était exigée. Il y a une bataille très difficile depuis cinq mois. Les institutions européennes ont essayé de le faire capituler et
de le faire renoncer à son projet. Tout le monde s’est aperçu que le gouvernement grec allait tenir bon. C’est ce qui permet la négociation actuelle.

A propos de la position intransigeante de l’Allemagne ?
On voit bien que le ministre des Finances allemand est depuis le début sur une ligne dure : ou la capitulation ou l’expulsion de la zone euro. Sur l’expulsion de la zone euro, il est en train d’être battu. D’où son amertume. En vérité, il y a un débat très politique dans la zone euro à propos de la Grèce. Un gouvernement légitimement élu peut-il sortir des rails de l’austérité et appliquer son mandat ? Certains veulent l’en empêcher.

Il y a une volonté d’humilier, de punir ce pays, de ne pas reconnaître le mandat populaire. On a entendu les déclarations de Christine Lagarde disant il y a quelques jours : « Il serait bien qu’on discute entre adultes. » Alexis Tsipras, avec le soutien du peuple, est en train de faire respecter la voix de la Grèce. Il faut poursuivre le travail de solidarité car on voit bien qu’il y a une bataille politique cruciale, pas seulement
pour les Grecs mais pour toute l’Europe.

La restructuration de la dette n’est plus à l’ordre du jour ?

Elle est complètement à l’ordre du jour. Tout le monde reconnaît que la dette actuelle ne peut pas être honorée. Et que pour une bonne partie, elle n’a pas à être honorée. Pourquoi ? Parce que ceux qui se gavent des financements européens depuis des années sont les créanciers. Ce n’est pas à la Grèce qu’on a donné de l’argent mais aux banques. Ces banques qui continuent de vivre sur la bête. C’est scandaleux.

Le rapport de l’audit sur la dette parle d’une créance illégitime, illégale, odieuse ?
J’ai lu ce rapport. Effectivement l’audit montre que les créanciers ont largement vécu de la dette grecque. Ils ont poussé la Grèce à l’endettement avec la complicité des gouvernements précédents. Quand les financements sont tombés pour soi-disant sauver les pays en difficulté, en fait cet argent est retourné dans la poche des créanciers. C’est ce que ne veulent plus le peuple et le gouvernement grecs. Le gouvernement grec veut retrouver une situation saine pour investir dans le pays. Ce n’est pas en continuant de ponctionner les plus pauvres que la Grèce pourra se redresser.

A propos de la rencontre avec François Hollande ?

J’ai senti le président de la République décidé à obtenir un accord en tenant compte du gouvernement grec. Son état d’esprit était qu’ un accord est nécessaire pour la zone euro. Cet accord doit prendre en compte des demandes du gouvernement grec qui sont raisonnables. Nous l’avons encouragé à
élever la voix de la France que nous avons trouvée jusqu’alors bien trop silencieuse car on ne peut entendre seulement Christine Lagarde ou Angela Merkel. La France doit parler haut et fort. D’autant que nous avons les mêmes intérêts que la Grèce à faire sortir l’Europe des rails de l’austérité.