Manifestons samedi 30 janvier

Contre l’état d’urgence, la déchéance de la nationalité. Pour nos droits et nos libertés. Pour la démocratie. Départ 14h30 de République à Palais Royal …………………………………………………………………………….Le parcours c’est ici

Avec la réforme constitutionnelle, ce sont les fondamentaux de la démocratie qui sont attaqués au motif de la défendre. Et qui peut croire que la déchéance de nationalité arrêtera un terroriste ? Les lois existent pour lutter contre le terrorisme, encore faudrait il renforcer les moyens de la police et de la Justice. La mobilisation pour la liberté et pour se libérer de l’austérité, c’est cela l’urgence.
Un large mouvement d’associations, de citoyens, de politiques s’est constitué contre l’état d’urgence. Ils appellent à manifester ce 30 janvier à Paris pour demander la non-prolongation de l’état d’urgence par les députés et le vote de lois liberticides. La mobilisation est en marche et fait suite à la pétition -Nous ne céderons pas- initiée notamment par la LDH, ligue des droits de l’Homme.

L’appel à manifester : ……………………………..sur la quadrature du Net c’est ici .
Le 5 février prochain, l’Assemblée nationale va examiner la loi sur l’inscription de l’état d’urgence dans notre constitution.
… Chacun est concerné, chacun a le pouvoir de montrer au gouvernement qu’il fait fausse route et qu’il se grandira bien plus en se remettant en question et en choisissant de combattre avec les armes du droit et des libertés ceux qui menacent laFrance… Là où le gouvernement cherche à éteindre tout questionnement et toute explication, tout recul et toute réflexion, à nous de montrer que nous tenons à nos libertés et à un État attaché à sa justice, à son socle de droits et à ses valeurs !
… L’état d’urgence permanent ne peut en aucun cas devenir la norme en France, il viole nombre de droits fondamentaux et fait peser un grave danger sur les fondements de la démocratie. La Quadrature du Net s’y est opposé dès son vote au mois de novembre. Aujourd’hui, nous comptons sur les français pour être plus sages que le gouvernement et dire massivement et clairement, par leurs mails, leurs appels aux députés, et dans les nombreux rassemblements du 30 janvier, que ce n’est pas cette fuite en avant sécuritaire et autoritaire que nous voulons pour la France.

Libertés, état d’urgence, révision constitutionnelle et déchéance de la nationalité :
… dans ce pays « libre » qu’est la France, les attentats ont semblé menacer une liberté solidement installée et nous avons pensé qu’il suffisait de se lever pour la défendre. Mais de quelle liberté s’agit-il ?
Dans un ouvrage qui vient de paraître, « le Procès de la liberté. Une histoire souterraine du XIXe siècle en France », Michèle Riot-Sarcey, professeure émérite d’histoire à l’université Paris-VIII, fait revivre les idées de liberté surgies au cours des expériences ouvrières et des révolutions sociales du XIXe siècle. ……………………………………..La suite ici

Pour une prolongation et constitutionalisation de l’état d’urgence ? Quand l’état d’urgence devient une technique de gouvernement…
L’éditorial de Maurice Ulrich dans l’Humanité : La prolongation de l’état d’urgence telle que la veulent le président de la République et le premier ministre correspond totalement à cette définition du philosophe Giorgio Agamben dans un livre récent, soit -le passage d’une mesure provisoire et exceptionnelle à une technique de gouvernement- ……La suite ici

Un gouvernement déchéant, État d’urgence, La peur pour nous faire taire ?
…………………………………………………………………………c’est sur le site du PCF

Un gouvernement déchéant
En reprenant l’idée de déchéance de nationalité, le gouvernement copie lamentablement la droite et le Front national à des fins politiciennes. Cette mesure est grave car elle ne répond en rien à la demande de sécurité des Françaises et des Français durement touchés par les attentats de 2015. Qui peut croire que la déchéance de nationalité arrêtera un terroriste ? Personne, même pas Manuel Valls qui préfère parler de symbole. Ce qui est d’autant plus grave, car parler de -symbole- pour diviser la communauté nationale en blâmant et stigmatisant une partie des français est irresponsable et inadmissible.

État d’urgence
Cet État d’exception a été mis en place au lendemain des attentats de novembre dernier.

Sa première prolongation de trois mois a déjà eu pour conséquence de nombreuses atteintes aux libertés. On se souvient des assignations à résidence des -dangereux- militants écologistes pendant la COP 21 ! Cet état d’urgence encourage également un flou dans les interpellations qui ouvre la porte à toutes les dérives. Nous assistons à un véritable détournement de l’état d’urgence qui cible donc des personnes sans aucun lien avec des risques d’attentat.
Censées accélérer et faciliter la lutte contre le terrorisme, les assignations à résidence et les perquisitions qui ne s’y rapportent pas se multiplient.
Ces abus doivent cesser et l’État d’urgence ne doit pas être prolongé, des lois existent pour lutter contre le terrorisme, encore faudrait il renforcer les moyens de la police et de la Justice.
Le manque de moyens de la Justice est devenu structurant et l’autorité judiciaire est marginalisée au profit du parquet et des préfets, c’est à dire du pouvoir exécutif. La justice doit être indépendante pour qu’elle puisse correctement faire son travail.

La peur pour nous faire taire ?
Avec cette réforme constitutionnelle, ce sont les fondamentaux de la démocratie qui sont attaqués au motif de la défendre. Un climat de peur est encouragé, les médias et les dirigeants politiques parlent tels de véritables chefs de guerre afin que la réduction des libertés fondamentales apparaisse comme une conséquence logique à la période que nous vivons. La polarisation sur les peurs, la panique, la répression syndicale avec les Goodyear cache également de fortes régressions sociales telle que la réforme du code du travail en préparation.La mobilisation pour la liberté et pour se libérer de l’austérité, c’est cela l’urgence.

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