La guerre… des mots !

Les exploiteurs ont-ils gagné la guerre des mots ? Les mots, leur signification sont le champ d’une lutte de classe ou les exploiteurs impose leur vision du monde afin de perpétuer leur domination.
Jean Ortiz , militant, spécialiste des littératures des Amériques et des littératures de langue espagnole, journaliste, chroniqueur à L’Humanité et à mémoire des luttes dénonce ici l’emploi et de l’utilisation du terme « radicalité » dans la séquence et politique et historique que nous traversons.
Jean Ortiz radicalité lutte des idées

Il y a des escrocs de la sémantique comme il y des escrocs de la mémoire.
Tous tentent de dépolitiser, de vider de son contenu de classe, de consensualiser voire d’éliminer la mémoire populaire, celle du monde des travailleurs.
Au diable leurs visions du monde, les rapports de classe, les différentes formes de lutte, l’histoire ouvrière, la nécessité de se « connecter » à ce passé, de le faire vivre au présent.

Il s’agit de nous priver des outils de compréhension, d’analyse, de maîtrise, de la société actuelle. Et de nous interdire de la transformer.
Il en va de même avec la « radicalité »…

La seule réponse sécuritaire à la -radicalisation – (mot valise, ambigu) ne peut, ni aujourd’hui ni à long terme, tenir lieu de projet de société humain, juste, solidaire. De -radicalité- sociale et démocratique, indispensable à l’ horizon d’émancipation de tous.
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