Fête de l’Huma ( suite… )

Malgré le silence des médias dominants sur ce qu’est la fête de l’Humanité, le plein est fait pour les quelques 450 000 personnes qui y ont participé: de la fraternité à foison, de la culture comme s’il en pleuvait sous un grand soleil, de la solidarité dans les combats d’ici et d’ailleurs, de la tendresse dans ce monde brut.
Le cocktail reste unique, qui mélange le mathématicien Cédric Villani et Michel Polnareff, la maire de Barcelone et un salarié d’Alstom, des écrivains et des étudiants de l’Unef… Et des idées, beaucoup d’idées, lors de débats qui débordent dans les allées avoisinantes.
Fête de l'Humanité 2016 : Le goût des autres La quête de rassemblement avec Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg et Cécile Duflot se sont succédé à l’Agora de la Fête de l’Humanité, samedi. Pierre Laurent, seul d’entre eux à ne pas être candidat à l’Élysée, a lui aussi pris la parole et appelé à l’unité de la gauche opposé à la dérive libérale du PS et du gouvernement.
La main tendue par Pierre Laurent pour réunir le socle de 2012, et l’élargir, n’a cependant pas encore été attrapée par les partenaires sollicités. L’union n’est pas en marche mais reste possible. Il n’est pas vrai qu’il soit trop tard : L’union sur un contenu de transformation démocratique, social et écologique reste possible.

Une ligne de force parcourait cette fête, la recherche de rassemblements plus larges et plus efficaces pour reprendre la marche vers plus de progrès social. Le débat avec Philippe Martinez, Jean-Claude Mailly et les cinq autres syndicats contre la loi El Khomri était empreint de cette quête d’unité.

L’écoute attentive des candidats de la gauche critique, déjà déclarés pour l’élection présidentielle, et de Pierre Laurent témoigne de la recherche d’un rassemblement pour que soit démenti le scénario annoncé.

La crainte d’un éparpillement, la réticence devant une course d’ambitions personnelles, la volonté de dire son mot sur les programmes, le rejet de la politique du pouvoir sont partout présents et doivent devenir une force qui se fait entendre. En restant spectateurs, les citoyens n’assisteraient sans doute qu’à une pâle comédie et laisseraient des vapeurs nauséabondes noyer leurs revendications sociales.

Dans les mois qui viennent nous continuerons notre action pour contribuer à ce que des voix diverses et citoyennes deviennent une force politique capable de peser dans le paysage politique et de changer l’avenir que certains ont déjà décidés pour nous.