La paix à besoin de nous …

Ci-dessous divers articles d’analyse pour notre engagement…

La multiplication des attentats en France, en Europe au Proche-Orient, au Maghreb et en Afrique, l’enlisement de la Syrie, de l’Irak, du Yémen, de l’est de l’Ukraine dans la guerre, ou encore l’engrenage de violences en Turquie, aggravent un sentiment général d’insécurité et d’impuissance qui s’accompagne parfois de manifestations de repli sur soi et de rejets xénophobes et racistes. Ces violences sont les symptômes d’un ordre mondial fondé sur la compétition entre les peuples, des logiques de domination et d’exploitation, une nouvelle course aux armements qui ont affaibli les économies nationales, les États et augmenté les inégalités et injustice. Il est temps de rompre avec les logiques de guerre

Les récents attentats, le « chaos du monde »
provoque chez nos concitoyens de profondes inquiétudes auxquelles le gouvernement apporte des réponses exclusivement militaires sur fond de libéralisation accrue, de tactiques d’alliances douteuses et de reculs démocratiques. Nous sommes une des rares forces qui proclame au contraire, avec Jaurès que « l’affirmation de la Paix est le plus grand des combats ». Suivit de … l’Otan vers une nouvelle guerre froide en Europe ? La Paix est le plus grand des combats

…Nous serions donc ainsi plongés dans « une guerre mondiale (…) d’une forme nouvelle… S’il ne faut pas nier et surtout pas sous-estimer l’état de « chaos global » qui caractérise la situation internationale présente ni les objectifs politiques et de guerre de Daech, il n’en demeure pas moins qu’il y a de la part de -nos- gouvernants actuels une adhésion maintenant définitive – consciente et voulue – à l’idée que nous serions confrontés à une -guerre de civilisations-. La guerre est un -marché-, la paix, elle, est un projet.

La théorie du choc des civilisations n’est pas nouvelle, mais semble s’imposer toujours davantage dans le débat public… Le premier ministre, Manuel Valls, n’hésite pas à déclarer : -Nous ne pouvons pas perdre cette guerre parce que c’est au fond une guerre de civilisation-. Cette théorie … est devenue une des principales clefs de lecture des conflits. D’abord à l’échelle internationale, mais de plus en plus aussi à l’échelle des nations elles-mêmes, en particulier européennes, que l’on imagine en proie à une guerre civile larvée, l’Occident menacé par une -cinquième colonne- islamiste. Cette théorie doit faire l’objet d’un double examen. La suite ici : Une théorie qui fait fausse route.

Le chaos, les Syriens le vivent, et en meurent pour près de 300 000 personnes depuis 5 ans: le HCR recense 4,8 millions de réfugiés pour l’essentiel au Liban, en Jordanie, en Irak, en Egypte et en Turquie et 8,7 millions de déplacés. La Turquie d’Erdogan, précisément, a débuté il y a 10 jours une intervention militaire en Syrie qui a pour objectif essentiel les Forces démocratiques syriennes coalisées par les Kurdes.
Ce qui fait dire à la correspondante du Monde qu’il s’agit là de l’ouverture d’un deuxième front en Syrie sur fond de compétition entre les différentes puissances engagées dans le conflit, qu’elle combattent (ou disent combattre) l’organisation de l’Etat islamique et autres djihadistes ou non. Les logiques de guerre se renforcent.

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