Torcy : Débat sur le projet de budget 2017

Conseil Municipal du 13 janvier 2017

Intervention de Danielle Klein-Pouchol, pour le Groupe des élu-e-s communistes

« Quelques mots sur ce projet de budget (nous nous sommes plus globalement exprimés lors du débat d’orientation budgétaire).

Quelques mots pour dire combien le fait de voter ce budget en tout début d’année pour pouvoir débuter au plus vite les travaux de l’école du Clos est symbolique à nos yeux.

L’école, l’instruction publique plus généralement, comme la santé, la culture, l’accès à l’eau, à l’énergie, aux loisirs ont été considérés comme des facteurs essentiels à l’épanouissement des personnes dans une époque où notre pays sortait exsangue après 6 années de guerre. Je parle de l’époque où le rapport de force a permis le développement des services publics, reposant sur des agents publics et permettant de compenser les disparités sociales de richesse. Puisque d’aucuns se réfèrent au général de Gaulle, il est bien de ne pas oublier quand ont été acquises les grandes avancées sociales. Les services publics : c’est la solidarité et la redistribution ; les services publics sont constitutifs d’une société plus humaine et plus civilisée.

Alors que s’affichent encore pour 2016 des rendements financiers à 2 chiffres pour les actionnaires de notre pays, le service public, et donc les agents publics (l’un ne va pas sans l’autre) celui qui n’a pas encore été privatisé, est fustigé dans un grand nombre de programmes politiques. Ce n’est pas que la richesse collective ne soit plus présente, elle n’a cessé de grandir depuis l’époque que j’évoquais, c’est que le partage est un combat permanent.

Un candidat à la présidentielle qui propose, ni plus ni moins, que d’en finir avec la sécurité sociale, déclenche un tollé. Pour tenter de légitimer sa volonté de ne pas priver les démunis d’un accès aux soins, il en appelle à sa foi chrétienne. Moi, quand on me parle de foi chrétienne à propos de la protection sociale, cela évoque dans mon imaginaire les hospices pour indigents et la charité en lieu et place des droits sociaux et de la sécurité sociale. Sans doute le résultat d’une lecture trop assidue des grands auteurs du XIX ème, dans ma jeunesse.

Je voulais réaffirmer combien est essentiel pour nous le maintien d’un haut niveau de service public, avec des agents qualifiés et en nombre suffisant, combien il est donc essentiel de refuser cette idéologie libérale qui vise à considérer les agents publics comme une charge qu’on aurait plus les moyens de s’offrir. Une telle politique ne peut qu’approfondir les inégalités et réserver l’accès à l’essentiel aux plus favorisés.

Nous sommes donc satisfaits que l’on maintienne encore cette année à Torcy un service public de haut niveau, au bénéfice de tous, malgré les transferts de charges et les baisses de dotation. Nous sommes évidemment inquiets pour les budgets à venir, mais le pire n’est jamais certain. »