Gouvernement Macron 1

Sous l’apparence des choses et l’affichage des personnalités, avec des libéraux venus de la droite aux postes clés : la mise en place d’une véritable machine de guerre néo-libérale… pour dissoudre le modèle social français dans une Europe sauvagement libérale. L’éditorial de Patrick Apel-Muller à retrouver dans l’Humanité du 18 Mai avec le cv des membres du gouvernement : Le tableau de chasse est flatteur…
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… Emmanuel Macron, pour qui l’écologie n’est qu’un nota bene, a circonvenu Nicolas Hulot, qui devra progressivement ravaler ses ambitions en matière de transition comme sa sensibilité à la solidarité ou à l’égalité. Avec Françoise Nyssen, c’est une éditrice reconnue qui rassurera quelque peu le monde de la culture.

Pour le reste, le nouveau gouvernement a tout de la machine de guerre à destination des élections législatives. Pas de surprise parmi les ministres qui ont abandonné le Parti socialiste : seuls les premiers ralliés sont servis.

À droite, pas de premiers rôles mais l’arc-en-ciel presque au complet, du Modem aux juppéistes en passant par l’ancien porte-parole de Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire. Ce commando s’est emparé de toutes les positions stratégiques : l’économie, le travail, l’action et les comptes publics, l’éducation nationale…

À eux de mettre en oeuvre la compression des dépenses publiques et des comptes sociaux, les suppressions d’emplois de fonctionnaires et l’étranglement des collectivités locales par l’amputation de la taxe d’habitation.

Pierre Gattaz avait porté les saintes huiles pour sacrer le nouveau monarque républicain lors de la cérémonie d’intronisation… Il a ses représentants aux affaires, venus de multinationales ou de start-up voraces. La « société civile » selon le nouveau président se limite aux chefs d’entreprise, aux pontes de la médecine et à l’énarchie.

Le dispositif est destiné à démobiliser, d’abord les électeurs de la droite pour les dissuader de regagner la maison LR lors des législatives, mais aussi les proches du PS ou des écologistes. Gagner une majorité En marche ! à l’Assemblée est en effet une étape indispensable pour aboutir à la coagulation des libéraux à laquelle veut parvenir le nouveau président et qui lui semble indispensable pour déréguler le travail, lâcher la bride au capital, notamment financier, bref …

… dissoudre le modèle social français dans une Europe sauvagement libérale.