Un crime d’état

Une mémoire de notre histoire commune à transmettre pour ne pas oublier que les pires crimes ont été commis pour que les peuples ne puissent accéder à l’indépendance et rester sous le joug du colonialisme. xxxxxxxxxx

Colonialisme qui a été un service d’oppression et d’exploitation au service du capitalisme de l’époque et qui sous bien des aspects non seulement à du mal à mourir mais perdure dans certains régions du monde … et plus encore à su trouver d’autres mode de dominations économiques et culturelles ( tout en gardant les anciennes parfois … ) pour garder son système de prédation envers les peuples.

Emmanuel Macron doit reconnaître le crime d’État : L’Humanité du 14 Février, 2018

Ce témoignage hallucinant commence comme çà « Je crois que c’est moi qui ai enterré le corps de Maurice Audin. » Il est a retrouver dans le journal l’Humanité j’en donne ici un court extrait

Jacques Jubier (1) a la voix un peu tremblante. Il hésite, regarde autour de lui. Mais il veut témoigner. Comme près de deux millions d’appelés, il avait préféré oublier, se taire « pour protéger (sa) famille ». Et puis, le temps a fait son œuvre. Et la peur de « représailles » de la Grande Muette s’est dissipée. C’est l’entretien publié dans nos colonnes, le 28 janvier, avec le mathématicien Cédric Villani qui l’a convaincu. Si un député de la majorité est déterminé à faire reconnaître la responsabilité de l’État français dans l’assassinat, en juin 1957, du jeune mathématicien communiste Maurice Audin, c’est que les langues peuvent commencer à se délier… Et l’exigence d’une reconnaissance de ce crime d’État, bientôt aboutir.

Avec « l’affaire » Maurice Audin, c’est la pratique généralisée de la torture pendant la guerre d’Algérie qui refait surface. Une sauvagerie institutionnalisée, dont le refoulement a rongé comme une gangrène la société française. Mais les mécanismes de fabrication de l’oubli finissent toujours par céder. Ce nouveau témoignage en est la preuve.

Alors que la capitale est engourdie par la neige, Jacques Jubier, 82 ans, a fait le voyage depuis Lyon pour soulager sa conscience et « se rendre utile pour la famille Audin », assure-t-il. Son histoire est d’abord celle du destin de toute une génération de jeunes appelés dont la vie a basculé du jour au lendemain. En 1955, après le vote « des pouvoirs spéciaux », le contingent est envoyé massivement en Algérie. Jacques n’a que 21 ans. Fils d’un ouvrier communiste, résistant sous l’occupation nazie en Isère, il est tourneur-aléseur dans un atelier d’entretien avant d’être incorporé, le 15 décembre 1955. Un mois plus tard la suite ici