BILLET DUR DU PÈRE DENIS
CHASSER LES FONCTIONNAIRES, LES PAYER AU MÉRITE …
                                                                                    … SONT DES PIÈGES À CONS

L’idée de réduire le nombre de fonctionnaires dont l’indépendance est protégée par un statut, les droits et obligations, valables pour tous sont fixés dans le titre 1, les titres 2 et 3 précisant les conditions particulières aux territoriaux et aux hospitaliers et dont les conditions de recrutement par concours sur un nombre de postes déclarés vacants permettent d’assurer la continuité du service public.

Les fonctionnaires ont un avancement d’échelon en fonction de leur ancienneté, ce dernier peut être avancé ou retardé selon leur manière de servir. Dans l’ensemble 80 % font normalement leur travail, 10 % sont brillants, 10 % peu performant. Les adversaires du statut de la fonction publique parlent de « tour de bête »

Pourtant, ceux qui ont exercé un véritable travail (je ne parle pas de nos politiques) savent que l’expérience permet d’améliorer le traitement des dossiers, on va plus vite, on évite les pièges dans lesquels on est déjà tombé. Les manuels acquièrent un tour de main.

Parler de mérite est cependant souvent bien accueilli, dans l’ensemble, on s’aime bien et on aime bien penser que l’on est peut être meilleur que le collègue.

Le problème c’est de savoir qui va décider du mérite, ce dernier peut préférer des agents à l’échine souple, « flexible », d’autre aiment bien les « lèche botte », dans la fonction publique territoriale, cela peut favoriser le retour des hobereaux chez qui il faudra tondre la pelouse ou faire de menus travaux, il y a eu quelques cas qui ont défrayé les chroniques …

C’est aussi la porte ouverte à un « système des dépouilles » à l’américaine, lorsque la majorité change on change tout le personnel. C’est en plus confier au privé des taches régaliennes, comme celle de dresser des PV pour stationnement irrégulier.

Il n’est pas surprenant
que notre Président qui a fait fortune chez Rothchild trouve son traitement de fonctionnaire trop faible, et puisse penser pour son personnel à quelques avantages immédiats en attendant un pantouflage lucratif. Nul doute que des grandes entreprises ou banques soient intéressées par les carnets d’adresses.

C’est ainsi que le capitalisme est grand

Père Denis