L’action de nos élus à la Région Ile de France

Communiqués du Front de Gauche de la Région Ile de France Fin Juin Début juillet 2018

Paris, le 12 juillet 2018 :
Triangle de Gonesse : l’EPFIF doit stopper ses poursuites contre les opposants à Europacity !
Paris, le 10 juillet 2018 : V. Pécresse : une contre-révolution des transports
Communiqué commun des administrateurs communistes d’IDFM et du groupe Front de gauche de la Région Ile-de-France
Commission permanente du 4 juillet 2018 Versailles : Pécresse doit s’expliquer sur les dessous d’une vente opaque d’un bien régional !
Paris, le 21 juin 2018 : Plan banlieue de Pécresse : derrière les paroles, la poursuite d’une politique inégalitaire

Paris, le 12 juillet 2018 Triangle de Gonesse : l’EPFIF doit stopper ses poursuites contre les opposants à Europacity !

Le Tribunal de Grande Instance de Pontoise a décidé de renvoyer au 12 septembre prochain sa délibération sur le référé déposé par l’Établissement public foncier d’Ile- de-France (EPFIF) contre le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG), opposé au projet Europacity. Les élu.e.s régionaux Front de Gauche apportent leur soutien au CPTG, et demandent à l’EPFIF et à son Président de stopper leurs poursuites.

Pour Jean-Michel Ruiz, conseiller régional, « le Collectif pour le triangle de Gonesse a toute légitimité à s’opposer au projet Europacity, qui est un véritable scandale environnemental et économique. Le CPTG et les initiateurs du projet CARMA portent aujourd’hui pour le triangle de Gonesse un véritable projet d’avenir en matière d’écologie et d’agriculture durable. L’EPFIF et la Région Ile-de-France doivent les soutenir, au moins les écouter, et non les expulser et les trainer en justice ! »

Pour Didier Mignot, conseiller régional, « alors que Valérie Pécresse et son exécutif ne cessent de vanter aux médias leur attachement à la question environnementale, ils s’obstinent à soutenir le projet Europacity, qui est radicalement à l’opposé de ce qu’il faut faire en matière d’aménagement durable.

Le président de l’EPFIF Geoffroy Didier devrait s’intéresser aux propositions du CPTG et au projet CARMA, notre région aurait tout à y gagner. L’exécutif régional doit auditionner les porteurs d’une alternative. M. Didier doit entendre raison et mettre fin à la procédure juridique engagée par l’EPFIF.

Pour notre part, nous soutenons la démarche du CPTG et l’émergence d’un projet alternatif. Ce sujet majeur pour l’aménagement de la région Ile-de-France a bien davantage besoin de démocratie que de poursuites judiciaires. »

Paris, le 10 juillet 2018 V. Pécresse : une contre-révolution des transports

A l’occasion du Conseil d’IDF Mobilités du 11 juillet prochain, les élu.e.s communistes-Front de gauche demandent à sa présidente Valérie Pécresse de s’engager clairement pour la défense du service public de transports et contre les logiques de dumping social dans ce secteur.

Pour Fabien Guillaud-Bataille, conseiller régional et administrateur d’IDFM, « les questions sociales et les fondements du service public de transports sont aujourd’hui particulièrement mis à mal par la politique de V. Pécresse. Alors qu’IDFM doit investir dans le renouvellement du matériel roulant du réseau ferré francilien, mais aussi pour le futur matériel du Grand Paris Express, nous demandons que ces investissements s’accompagnent de critères exigeants en matière de responsabilité sociale et environnementale, qui sont pour l’heure inexistants.

De même, nous dénonçons les logiques de privatisation engagées par IDFM sur les Tramways T11 et T9. Au quotidien, l’exploitation du T11 par Transkeo depuis 2017 s’avère déjà catastrophique. Nous redoutons de voir les mêmes problèmes surgir avec l’exploitation du T9 si elle n’est pas confiée à la RATP, dont le savoir-faire des agents est un gage de qualité.

Cela donne un aperçu amer de ce que pourrait être la privatisation des transports publics souhaitée par E. Macron ». Pour Céline Malaisé, présidente du groupe Front de Gauche, « C’est la conception même d’un service public de transports que V. Pécresse s’attache à détruire. En dégradant la qualité du service rendu aux usagers, en dégradant les conditions de travail des agents, en ouvrant à la concurrence et donc à la mise en exploitation privée les futures lignes du métro Grand Paris Express, en attaquant de manière répétée les cheminots en lutte, elle sape un service du quotidien pour les Francilien.ne.s.

Sa soi-disant révolution des transports s’avère être une contre-révolution pour les usagers ! Si, après deux ans et demi et 5€20 d’augmentation du passe Navigo, V. Pécresse a enfin tenu son engagement de campagne de ne pas jouer avec le pouvoir d’achat des Franciliens, nous poursuivons notre opposition à sa politique rétrograde en défendant le service public et le droit à la mobilité de tou.te.s. »

Communiqué commun des administrateurs communistes d’IDFM et du groupe Front de gauche de la Région Ile-de-France

Paris, le 10 juillet 2018 Rétablissement de l’aide aux transports pour les bénéficiaires de l’AME: Une belle victoire contre la discrimination !

La cour d’appel vient de confirmer l’illégalité et l’erreur de droit concernant la décision prise par Valérie Pécresse en 2016 de supprimer la réduction tarifaire dans les transports pour les titulaires de l’Aide médicale d’Etat (AME). C’est une excellente nouvelle pour les 110 000 personnes concernées qui vont enfin retrouver leur droit à la mobilité dont ils étaient privés depuis plus de 29 mois.

Pour Céline Malaisé, Présidente du groupe Front de Gauche au Conseil Régional : « Valérie Pécresse avait fait de cette mesure injuste et xénophobe un symbole de sa présidence de la région Ile-de-France. C’est un véritable camouflet politique qui lui est infligé. » Devant faire marche arrière, malgré ses multiples tentatives de contourner l’État de droit, le rétablissement de cette tarification sociale est à l’ordre du jour du Conseil d’administration d’Ile-de-France Mobilités du mercredi 11 juillet.

De façon lamentable, Valérie Pécresse tente une dernière manœuvre en mettant une clause à priori illégale et mesquine « limitant (le demi-tarif) aux foyers connus de l’administration fiscale ».

Pour Jacques Baudrier, Conseiller de Paris (PCF) et administrateur d’Ile-de-France Mobilités : « nous allons déposer un amendement pour supprimer cette clause tout à fait anormale, et d’autres pour étendre la gratuité à d’autres publics, comme les bénéficiaires de l’Allocation Adultes Handicapés, et les collégiens, lycéens et étudiants boursiers ».

Commission permanente du 4 juillet 2018 Versailles : Pécresse doit s’expliquer sur les dessous d’une vente opaque d’un bien régional !

Lors de la commission permanente du 4 juillet, Valérie Pécresse soumettait au vote de l’assemblée une délibération relative à la vente d’un local régional à usage commercial de 330 m2 situé à Versailles. La procédure mais surtout le prix de vente fixé par France domaine laissent perplexe.

Dans le contexte de tension immobilière spécifique à la région Île-de- France, le prix net vendeur fixé par France Domaine en décembre 2017 à 585 000 € est contestable. Une rapide recherche sur les sites spécialisés rend compte des prix du marché pour ce type de bien en centre-ville de Versailles avoisinant plus les 9 000€/ m2. La différence est conséquente.

Elle l’est d’autant plus surprenante quand on la rapporte à la valorisation de 1 115 000€ retenue en octobre 2015 retenu par une agence immobilière. A 1 800€ le m2, il est fort à parier que les candidats à l’acquisition d’un tel bien auraient été bien plus nombreux.

La création d’une maison de santé pluri-professionnelle, intégralement privée et sans condition de conventionnement tarifaire au secteur 1, ne saurait être une condition suffisante à la cession des biens régionaux à un prix si bas. D’autant que la ville de Versailles ne peut aucunement être considérée comme un désert médical tel que défini par l’ARS (agence régionale de santé) et ne devrait pas bénéficier d’une telle mansuétude de la part de la Région.

Pour Céline Malaisé, « il n’est pas souhaitable que la Région brade son patrimoine pour permettre l’exercice de pratiques privées. Par ailleurs, la faiblesse des prix fixés par France Domaine nous interroge sur le rôle que leurs indications vont jouer dans la vente du patrimoine régional, à commencer par le siège régional situé dans le 7ème arrondissement de Paris. » Il est donc urgent que l’exécutif régional s’explique sur les tenants et aboutissants de cette transaction pour le moins opaque.

CONSIDÉRANT le fort accroissement démographique de notre département, le plus élevé de la Région Ile-de-France, et une population dont 28 % a moins de 20 ans ;

CONSIDÉRANT que 74 % des communes ont moins de 2000 habitants et présentent des réalités rurales marquées ;

CONSIDÉRANT le développement de communes, parfois excentrées, et l’essor de zones rurbaines en particulier dans le nord et l’ouest du département ;

CONSIDÉRANT la fragilisation, voire la disparition, de services publics et le désengagement financier et permanent de l’Etat avec comme corollaire une moindre
attractivité des petites communes ;

CONSIDÉRANT les affirmations du Président de la République et du Ministre de l’Education Nationale sur le rôle et l’intérêt de l’école, élémentaire comme
maternelle ;

CONSIDÉRANT le taux de chômage élevé en Seine-et-Marne et le faible taux départemental de poursuite d’études ;

CONSIDERANT que sur 682 postes créés dans l’Académie de Créteil, seuls 40 se trouvent en Seine-et-Marne

CONSIDÉRANT que la baisse du nombre de classe et l’augmentation des effectifs dans les classes restantes sont des éléments de nature à porter atteinte à la qualité de l’enseignement et à la réussite des élèves ;

LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL DE SEINE-ET-MARNE

S’OPPOSE aux fermetures de classe ayant pour conséquence la dégradation des conditions d’apprentissage et le bien-être des enfants, la détérioration des conditions de travail des enseignants comme de celles et ceux qui interviennent auprès des élèves (ATSEM..);

EXIGE que soient reconsidérées immédiatement les fermetures de classes dont les impacts sur la mobilité et l’attractivité mettent en péril l’équilibre des communes ;

DEMANDE le maintien des classes de maternelle et, de manière générale, la baisse du nombre d’élèves dans ces classes. Apprentissage, sociabilisation et intégration
des élèves en difficultés ou souffrant d’un handicap ne peuvent être menés à bien dans des classes de 30 élèves.

SOUTIENT les actions des élus locaux, des membres de la communauté éducative, de leurs syndicats et des associations de parents d’élèves ;

ENCOURAGE le Président de la République et le gouvernement à honorer leurs engagements ;

RAPPELLE l’engagement des communes, soutenu par le Département dans le cadre de ses financements, qui assurent, malgré le désengagement de l’Etat, des
investissements très importants dans les bâtiments des écoles mais également de la restauration ou des bibliothèques destinées aux élèves.

Paris, le 21 juin 2018 Plan banlieue de Pécresse : derrière les paroles, la poursuite d’une politique inégalitaire

Valérie Pécresse vient d’annoncer à la presse son « plan banlieue », supposé « raccrocher les habitants des quartiers à la République » : en réalité ses annonces ne font que confirmer la poursuite de la politique inégalitaire qu’elle mène depuis 2016.

Pour Lamine Camara, conseiller régional d’Ile-de-France, « les annonces de V. Pécresse pour les quartiers nous laissent vraiment sur notre faim. Elle prétend répondre aux attentes suscitées par le Plan Borloo, que M. Macron a rejetées avec dédain. Mais dans ses déclarations nous ne voyons rien d’autre que la poursuite de la politique qu’elle mène depuis 2016, en réalité très défavorable aux habitants des quartiers populaires ».

Pour Céline Malaisé, présidente du groupe Front de Gauche, « V. Pécresse évoque les supposées vertus de sa politique du logement et la mixité sociale : en réalité, depuis 2016 elle a baissé de 50 millions d’euros le budget régional du logement social. Elle a baissé de près de 25% l’aide régionale aux associations, dont beaucoup sont indispensables à la vie économique et sociale des quartiers. Le soutien régional au département de Seine- Saint-Denis, qui concentre nombre de quartiers pauvres, est passé de 20€ par habitant en 2015 à 11€ par habitant en 2017 : voilà la réalité de sa politique.

Au moment de l’Appel de Grigny en octobre dernier, notre groupe lui avait présenté dans un rapport un ensemble de mesures concrètes en faveur des quartiers, elle et sa majorité ont choisi de le rejeter. Pour être réellement convainquante, V. Pécresse doit donc changer radicalement sa politique pour les quartiers ! »